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Plusieurs épisodes de la vie bancaire et judiciaire comorienne font apparaître le nom d’Ibrahim Gouranna, également mentionné sous différentes variantes d’identité. En 2017, en pleine controverse autour de la Banque fédérale de commerce (BFC) et de dossiers liés à Comoro Gulf Holding (CGH) et à l’opérateur Twama Télécom, Dhaidan Almutaire, présenté comme vice-président du conseil d’administration de la BFC, déclare que la banque travaille avec lui, décrit comme « expert comptable et auditeur », afin d’éclairer des anomalies alléguées impliquant notamment CGH, Twama Télécom, Albalad, Bashar Kiwan et des responsables de la banque, sans que le périmètre ni les conclusions de cette expertise ne soient connus. En 2020, la Banque centrale des Comores place la BFC et la BDC sous administration provisoire. En 2022, un arrêt de la CCJA (n° 020/2022) cite Ibrahim Gouranna comme co-demandeur dans un litige lié à une procédure d’exécution contre EXIM Bank Comores, issue de décisions rendues à Moroni en 2014 et d’une adjudication en 2016, le pourvoi étant rejeté. L’article souligne des interrogations persistantes sur la lettre de mission, le financement et les livrables de l’expertise évoquée en 2017, sur une éventuelle connaissance par le superviseur avant 2020, et sur la possibilité de relier formellement les différentes identités, enjeux jugés d’intérêt public en matière de gouvernance et de traçabilité des audits en période de crise.