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Une contradiction documentaire majeure entoure l'identité du véritable directeur général de la Banque Fédérale de Commerce (BFC) à l'approche de sa mise sous administration provisoire par la Banque Centrale des Comores (BCC) le 1er juin 2020. Alors que les archives publiques et les correspondances institutionnelles désignent formellement Azad Dhomun à la tête de l'établissement durant cette période de crise, des profils professionnels publics attribuent ce même titre exécutif à Christian Gouranna, dont les seules fonctions documentées à la banque se limitaient à un rôle d'auditeur externe en 2017 sous l'identité d'Ibrahim Gouranna. Cette anomalie soulève des interrogations quant à de possibles exagérations de titres ou à des fonctions intérimaires non déclarées, impliquant potentiellement un réseau d'affaires régional. Pour établir les responsabilités fiduciaires réelles au moment de l'effondrement des ratios prudentiels de la banque, l'examen de documents primaires manquants, tels que les procès-verbaux du conseil d'administration et les registres du commerce, s'avère indispensable. L'enjeu est de clarifier la chaîne légale de l'autorité exécutive au bénéfice des créanciers, tout en questionnant l'efficacité des mécanismes de contrôle du régulateur comorien face à ces revendications divergentes.