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Depuis plus d'une décennie, le cabinet IBG Consulting et son dirigeant, Ibrahim Gouranna, jouent un rôle récurrent dans les litiges du secteur financier comorien, suscitant des interrogations sur la stabilité institutionnelle de l'archipel. Les archives documentent l'implication de cet auditeur dans des contestations comptables majeures, du conflit de la BIC en 2007 à l'examen des dossiers de la Banque Fédérale de Commerce (BFC), qui a été placée sous administration provisoire par la Banque Centrale des Comores en 2020. Son intervention a également été confirmée en 2022 dans un contentieux contre EXIM Bank Comores. Toutefois, ce parcours professionnel est émaillé de zones d'ombre, notamment des contradictions sur l'identité exacte du dirigeant, des revendications contestées quant à la direction de la BFC, et des allégations non vérifiées de condamnations judiciaires. L'absence de certains documents probatoires, tels que l'ordonnance d'accréditation de 2014, nécessite des vérifications approfondies. Cette situation met en exergue l'enjeu de la diligence raisonnable exercée par la Banque Centrale et la justice comorienne lors de l'agrément de ce cabinet, dont les méthodes et l'influence continuent de peser sur la gouvernance financière, les déposants et les actionnaires locaux.